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Au cœur des enjeux

Mon analyse qui fait avancer la sécurité routière

Au cœur des enjeux Mon analyse qui fait avancer la sécurité routière

Sécurité routière : besoin d'accélérer !

Chaque semaine en Wallonie, quatre familles perdent un proche dans un accident de la route.

Derrière ces chiffres se cache une réalité : la politique de sécurité routière peine à produire les résultats attendus.

Si l’on veut sauver plus de vies, une profonde remise en question des priorités et des méthodes est devenue indispensable.

Une réalité que nous ne pouvons plus ignorer

Si je veux être honnête avec vous, je dois vous dire une chose simple : la sécurité routière en Belgique a besoin d’une véritable révolution.

Au fil des années, de mauvaises pratiques (notamment celles visant uniquement à faire rentrer de l'argent) s'accumulent.  Résultat : nous continuons à compter les morts et les blessés sur nos routes.

En Wallonie, quatre familles perdent chaque semaine un proche dans un accident de la route.
Chaque semaine. Quatre familles.

Et ce chiffre ne dit rien des dizaines de milliers de blessés (36.621 en 2025, soit plus de 700 par semaine) qui, pour beaucoup, garderont des séquelles physiques ou psychologiques toute leur vie.

Face à ces chiffres accablants, on pourrait s'attendre à une mobilisation réelle et totale des pouvoirs publics. Pourtant, l’impression qui domine est celle de belles déclarations d'intention alors même que de nombreux services publics sont chargés d’améliorer la sécurité routière.

La révolution que j'appelle de mes voeux est pourtant possible. Mais à une condition essentielle : clarifier les objectifs et mettre en œuvre les moyens réellement efficaces pour les atteindre.

L'importance de ne pas confondre moyens et objectifs

Une question fondamentale mérite d’être posée : à quoi doit servir la respect du Code de la route ?  La question est moins naïve qu'elle n'en a l'air.

S’agit-il simplement de faire respecter les règles ?
De sanctionner les infractions ?
De rappeler que la loi doit être respectée parce que c’est la loi ?

Ou s'agit-il, plus fondamentalement, de tout mettre en oeuvre pour protéger la vie et l’intégrité physique de tous les usagers de la voie publique ?

Pour moi, le choix est clair : la priorité doit être la sécurité des personnes.

Le respect de la loi ne peut pas être une finalité en soi. La loi est un moyen, pas un objectif.
L’objectif, lui, doit être clair : réduire drastiquement le nombre de morts et de blessés sur nos routes.

Cette distinction est essentielle. Dans une société où les moyens sont limités, il est indispensable de définir clairement l'objectif, puis de choisir les actions les plus efficaces pour atteindre l’objectif fixé.  Sans cela, les objectifs restent des slogans. Et, à l'heure actuelle, la communication l'emporte sur les actions réellement efficaces.

Objectif zéro mort en 2050 : ambition ou illusion ?

Les autorités publiques — européennes, belges, wallonnes et bruxelloises — affichent aujourd’hui un objectif ambitieux : zéro mort sur les routes d’ici 2050, également appelé Vision Zéro.

Sur le principe, cet objectif est évidemment souhaitable.
Mais une question doit être posée : est-il crédible au regard des moyens réellement mis en œuvre ?

À ce stade, force est de constater que la réponse est non.

Si les politiques actuelles ne changent pas en profondeur, les moyens resteront inadaptés à l’objectif affiché.

D’ailleurs, les autorités reconnaissent déjà que l’objectif intermédiaire — réduire de moitié le nombre de morts d’ici 2030 — ne sera pas atteint.

Cela confirme une chose essentielle : sans les bons moyens, même les meilleurs objectifs restent hors d’atteinte.

Une révolution nécessaire

Réduire drastiquement la mortalité routière est possible. Plusieurs pays l’ont démontré.

Mais cela suppose d’accepter une idée simple : continuer comme aujourd’hui ne permettra pas d’obtenir des résultats différents.

La sécurité routière doit changer d’échelle, de méthode et de priorité.
Sans cela, nous continuerons à compter les victimes année après année.

Et cela, aucune société ne devrait s’y résigner.

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