Tête stylisée composée d'éléments liés à la médecine et aux drogues (médicaments, seringues, feuilles de cannabis, bouteilles), avec des interrupteurs mécaniques sur le côté, illustrant une métaphore visuelle sur la dépendance ou le contrôle mental.

Alcool et drogues

Une prise en charge stupéfiante !

Alcool et drogues Une prise en charge stupéfiante !

Alcool et drogues au volant :
l'urgence de changer d'approche

Depuis plus de 30 ans, j'interviens des dossiers liés à la conduite sous alcool ou stupéfiants.

Mon constat est simple : la répression ne fonctionne pas.

La récidive reste élevée.  Les accidents graves continuent.

Parce que, trop souvent, on punit un symptôme … alors qu’il s’agit d’une maladie : l’addiction.

On ne juge pas une maladie.  On la soigne.

Que fait le Parquet ?

Assistez un jour à une audience devant un Tribunal de Police.

Vous verrez souvent le même scénario.

Un conducteur comparaît pour conduite sous influence.
Parfois après un accident.
Parfois après plusieurs condamnations antérieures.

Le représentant du Parquet rappelle alors les faits :

plusieurs condamnations,

plusieurs avertissements,

parfois déjà des accidents.

Et la même question revient souvent :

« Faudra-t-il des morts pour que vous compreniez ? »

Cette indignation est compréhensible.

Mais elle révèle aussi une incompréhension fondamentale :
on ne traite pas une addiction par de simples reproches.

Accabler un prévenu n’empêche pas la récidive.

Comprendre la cause du comportement, en revanche, peut permettre de protéger la société et les victimes potentielles.

Et le Juge ?

Dans de nombreux cas, le juge suit la même logique.

Il faut reconnaître que les magistrats disposent d’un arsenal législatif limité.
La loi ne leur offre pas toujours les outils nécessaires pour traiter efficacement la dimension addictive de ces comportements.

La sanction tombe.

Mais la question essentielle demeure souvent sans réponse :
comment éviter la récidive ?

Le problème vient-il de la loi ?

En partie, oui.

Le pouvoir législatif adopte trop souvent les projets proposés par le gouvernement sans véritable réflexion sur l’efficacité réelle des mesures.

Résultat :
une législation qui sanctionne… mais qui prévient trop peu.

L’angle mort des autorités

Tant que les autorités refuseront de regarder en face les causes profondes de la conduite sous influence, la situation restera la même.

Les statistiques continueront d’être publiées.
Les accidents continueront de se produire.
Et les campagnes de sécurité routière continueront de répéter les mêmes messages.

Pendant ce temps, les récidives persistent.

Une situation absurde

Prenons un exemple très concret.

Un conducteur sous influence provoque un accident grave.
Plusieurs blessés.
Et un passé judiciaire chargé.

On pourrait penser que la justice intervient rapidement.

La réalité est tout autre.

Le procès aura souvent lieu deux, trois, quatre ou cinq ans après l’accident.

Et entre-temps ?

La seule mesure immédiate prévue par la loi est un retrait de permis de 15 jours.

Quinze jours.

Après cela, le conducteur peut reprendre le volant légalement en attendant son jugement.

Pendant plusieurs années.

Autrement dit, un conducteur potentiellement dangereux peut continuer à circuler sur les routes.

Peut-on vraiment parler d’une politique efficace ?

Lorsque l’on observe cette réalité, une question s’impose :

la conduite sous influence est-elle réellement prise au sérieux par les autorités ?

Le Parquet manque souvent de moyens ou de priorités pour traiter ces dossiers rapidement.

La loi comporte des lacunes évidentes.

Et pendant ce temps, les conducteurs souffrant d’addictions ne reçoivent pas l’accompagnement nécessaire pour sortir de ce cercle dangereux.

Savez-vous qu'en Belgique, 800.000 personnes souffrent d'une addiction à l'alcool ?  

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Découvrez l'avocat Bruno GYSELS

Avocat spécialisé en droit de la circulation routière

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